dimanche 8 mars 2015

La journée internationale des droits de la Femme vue par Anne Lucie (45 ans)

J’ai publié ce matin l’article d’Anaïs qui nous proposait son regard tout frais de 18 ans et néanmoins pertinent sur #lajournéedelaFemme et forcément ça a déclenché chez moi comme une envie de poser mon regard, un peu moins frais mais néanmoins « aware », sur la célébration que l’on fait des femmes à l’occasion du 8 mars, ou plus précisément des messages que l'on nous fait passer à l’occasion de cette JOURNEE INTERNATIONALE DES DROITS DE LA FEMME, rappelons-le !

Alors j’ai fait un peu de veille et j’ai surfé sur la toile… Voici mes trouvailles, ou celles de mes « amis » partagées sur les réseaux sociaux…

D’abord je suis « tombée » sur la campagne de Care France #sitesunhomme, où l’on propose de donner le pouvoir aux femmes « si on est un homme ». Je vois bien l’idée mais n’est-ce pas un peu « misogyne » ? Les femmes doivent-elles attendre que les hommes les « autorisent » à « prendre le pouvoir » ? Evidemment c’est la française qui s’exprime, celle qui vit dans un pays encore libre… On sait combien le sort des femmes « dépend » des hommes dans de nombreux autres pays. Mais pourquoi parle t-on de pouvoir ? Quand on sait combien ceux qui y accèdent (au pouvoir) oublient leurs valeurs et perdent la tête une fois qu’ils sont ? N’y avait-il pas d’autres références plus positives ? Et n’était-il pas suffisant de rester sur la notion d’égalité pour tous ?... Mais bon, d'accord ou pas d'accord avec les mots choisis, l'essentiel c'est de signer la pétition surtout #sitesunhomme  :-)... Blague à part, les chiffres sont fous... il est bon de les avoir en tête pour mesurer l'action à accomplir ! 

De là, mon cerveau a repensé au discours qu’avait fait la comédienne Emma Watson à l’ONU pour le lancement de la campagne He for She, où il était présenté aux hommes qu’il était de leur responsabilité (aussi) que les femmes soient bien « traitées »… En bref, si tu ne fais rien contre une inégalité, quelque part tu es coupable de la soutenir. Un discours très touchant qui n’a pas manqué de falloir à l’actrice de nombreuses insultes, comme quoi… Il y a encore du boulot… Beaucoup de boulot !


ONE lance aujourd'hui aussi une campagne et fait circuler une pétition qui sera envoyée à Angela Merkel qui présidera une réunion du G7 en juin. Signer cette pétition c'est encourager nos dirigeants à agir et à reconnaitre que la pauvreté est sexiste... "Par exemple, au Sierre Leone, une femme a 122 fois plus de risques de mourir en couches qu'une femme vivant en France. De manière générale, les femmes et les filles dans les pays les plus pauvres sont privées du droit d'exploiter pleinement leur potentiel".
Pour signer cette pétition (et comme Beyoncé interpeller la Chancelière allemande)... Facile, il faut cliquer ICI ! 

A l’occasion du 8 mars, Socialter a republié son «face à face» entre Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l'éducation nationale, et Marie Duru-Bellat, sociologue de l'éducation, sur le sujet sensible du rôle de l’école par rapport aux inégalités professionnelles hommes/femmes. Lire l’article

Un peu de douceur et de poésie sur le thème de l’égalité possible pour tous, grâce à l’AMOUR. Une opération créée pour la Saint valentin par  l'ADL (Anti defamation league). Et même si la St valentin c'est le 15 février, cette vidéo peut aussi être visionnée à l’occasion du 8 mars, jour où l’on souhaite appuyer sur le fait que les hommes et les femmes sont égaux… 



On peut saluer le rebondissement de l’Armée du salut sur le buzz de la fameuse robe que certains voyaient dorée, blanche ou bleue et qui joue sur le fait qu’on voit bien les « bleus » des femmes battues… ce qui devrait d’ailleurs être une préoccupation plus importante que la « vraie » couleur d’une robe, non ?


Amesty Internationale profite de ce 8 mars pour lancer son « Manifeste : mon corps, mes droits » et nous propose de le signer. 7 principes pour affirmer que chacun doit pouvoir disposer de son corps et prendre soi-même les décisions concernant sa santé et sa vie personnelle. Moi, je l’ai signé, et vous ? ---> http://www.amnesty.fr/Mon-corps-mes-droits


Sur rfi.fr, on apprend qu’un rapport, sorti à 2 jours de la belle journée internationale de la Femme, dépeind de façon « accablante » combien le sexisme au travail est présent dans notre pays… pour plus de 8 femmes sur 10 !! La ministre promet d’agir…

Ce soir on TV, sur Ushuaia Tv plus précisément : Femmes pour la planète. Un documentaire d’investigation de Marie-Monique Robin qui fait découvrir des « héroïnes locales » qui, habitées par un sentiment d'urgence, ont décidé de construire ici et maintenant un « autre monde », pour que leurs enfants et petits enfants puissent continuer à vivre dignement sur la terre. Ouf ! De l’espoir ! Pour de vrai !!

Nadia Daam sur slate.fr dénonce la « récupération commerciale, médiatique, politique et imbécile d'une journée pourtant censée faire avancer la cause des femmes, du moins dans les esprits », qu’elle trouve triste à pleurer. Et c’est vrai qu’en lisant son article, il faut le dire il y a de quoi pleurer… ou rire. Aller oui ! Décidons d’en rire !!

Une petite note artistique pour terminer, avec la mise en avant sur Arte Creative d’un court métrage d’animation de Myriam Thyes qui mêle les différentes façons de représenter la femme et sa « vulve » dans le monde. De la déesse indienne à la déesse grecque ou encore asthèque, vous les verrez toutes en cliquant ICI… Belle découverte !!

La journée de la Femme vue par Anaïs (18 ans)

J’ai la chance d’avoir en ce moment à mes côtés une stagiaire "kinenveu" à fond ! Elle a beau avoir seulement 18 ans, je suis impressionnée par sa (déjà) très grande autonomie… Je lui ai lancé plusieurs défis à relever durant ces quelques semaines à mes côtés, dont celui de se jeter à l’eau et d’écrire des articles en lien avec la Communication et la Créativité.

Et aujourd’hui voici le premier !!!

Un thème qu’elle a choisi toute seule au vue de la célébration du moment :
celle des femmes !!
Je laisse donc la plume à Anaïs qui partage avec nous son regard de 18 ans sur #lajournéedelaFemme


La journée internationale de la femme fut créée il y a bien des années. Événement sexiste pour certains (à noter que la journée mondiale de l'homme est le 19 novembre, mais que l'on en entend bien moins parler), c'est l'occasion de consacrer un article entier à la gente féminine.

Commençons par un peu d'humour : le mois dernier, Renault a sorti une nouvelle campagne pour la Twingo. Citadine, petite et visiblement pour les femmes, cette nouvelle campagne #lavéritésurlesfilles a illuminée ma journée ! 
Avec 3 spots, des personnages récurrents (joué par les humoristes Bérengère Krief et Nora Hamzawi ) sont mis en scène et arborent ensuite un pull en rapport avec la scène comme "Je crois au prince charmant et aux licornes" ou "Je ne suis pas chiante, je suis cérébrale".
Regardez plutôt...


Avec le hachtag #lavéritésurlesfilles, on se doute que les communiquants comptent sur l’emballement des réseaux sociaux qui joue évidement un rôle important dans la réussite d’une campagne de communication. Pourtant, beaucoup ont reproché à cette campagne d'être misogyne. Personnellement, je trouve que c'est un moyen de traiter des situations du quotidien avec humour sans pour autant traiter les femmes de manière inappropriée. 

Un peu plus sérieusement. On constate que des efforts sont faits en matière de parité, notamment en politique.
(les candidats aux prochaines élections départementales doivent se présenter en binôme homme/femme)
Mais globalement les inégalités ont dû mal à se réduire… 
Je tenais à partager avec vous un TED Talk de Megan Kamerick. Dans "Women should represent women in media" elle y parle des inégalités très présentes dans le domaine médiatique et des effets que cela provoque. 
Elle est journaliste et déplore le manque de regards féminins dans son activité, et conforte ses arguments à l'aide de chiffres aberrants. Elle nous montre que dans un monde où compte la recherche de l'info "vraie", les femmes sont "surplomber" par les hommes (même lorsqu'il s'agit de parler de violence sexiste). La conférencière soutient aussi que le regard du journaliste pour retranscrire la réalité est directement influencé par son sexe : les articles des femmes remettent plus facilement en cause les stéréotypes. 
Les femmes se sous-estiment bien plus que les hommes, elles ont besoin de mentors comme l'explique Megan Kamerick. Si les hommes laissaient un peu plus de place aux femmes et les femmes n'hésitaient pas à se faire entendre, alors peut-être que l'on s’approcherait un peu plus de l'égalité. Pour regarder la vidéo cliquez ICI

"Plus jamais la poule", c'est la phrase qu'arborent 8 personnalités masculines pour Marie-Claire cette semaine à l'occasion de la journée de la femme.
Pourquoi une poule ? C'est une référence à une scène qui s'est passée dans l'hémicycle le 8 octobre 2013 pendant le débat sur la réforme des retraites.
Lors du discours de la députée EELV (Véronique Massonneau),  un député UMP a imité le caquètement d'une poule pour l'humilier et la déranger.
Véronique Massonneau s'est interrompue à deux reprises « Oh ça suffit là, qui est-ce qui fait ça ? Arrêtez quoi, je ne suis pas une poule ! ».
En reprenant cet événement, Marie-Claire déclare «Parce que nous souhaitons, à Marie Claire, qu’il (le sexisme) n’ait plus de prise dans l’espace public, nous avons décidé de nous engager, en choisissant la poule comme emblème de notre campagne. Et parce que nous sommes convaincues que la majorité des hommes partage notre indignation face à ces comportements d’un autre âge ».
Ainsi, Thomas Dutronc (chanteur), Jean Vincent Placé (politique) ou encore Christophe Michalak (cuisinier) - et bien d'autres encore – ont posé avec une poule pour rendre le regard sexiste ringard. 
Une belle initiative pour symboliser la solidarité de certains hommes envers les femmes.








Anaïs GRUSON
Étudiante en communication à l'IUT B de Tourcoing

mardi 10 février 2015

Ils n'ont pas fait le tour...

... Mais ils valent le détour !


Oui ! Faites un détour sur France 4 ce mardi 10 février à 20h45 et découvrez On n'a pas fait le tour !

Avec cette émission de voyage, Jérèm et Antho nous propose dans chaque épisode la découverte d'un pays qu'ils visitent en 11 jours !
Grâce au contenu de ce magazine ultra-positif et plein d'énergie, le téléspectateur part à la rencontre des jeunes qui se bougent pour changer le monde aux quatre coins de la planète !


Après le Vietnam, le Sénégal et la Mongolie la semaine dernière, ce soir on aura la chance de découvrir l'Argentine et le Sri Lanka.


Cette émission est produite par une jeune société de production du Nord de la France, Whac Média, et propose enfin une émission proche de nous, où l'animateur et le réalisateur vivent vraiment le pays qu'ils visitent ! L'esprit "backpacker" sans prise de tête, c'est celui qu'ils nous proposent et on en redemande !



Alors, oui, il faut encourager cette émission et montrer à France 4 qu'on en veut encore et pour ça inonder les réseaux sociaux avec #ONPFT

Votre programme de la soirée donc...



Bienvenido en Argentina, boludo !
C’est dans leur ADN : comme les générations précédentes, les jeunes Argentins s’investissent pour faire bouger leur pays. Jérèm et Antho le vérifient à Buenos Aires avec Ariel, un activiste qui a inventé les gratiferias en réaction à la crise économique. Ce sont des sortes de brocantes où tout se troque, même son slip ! Ensuite, cap sur Rosario. Nico a créé Comunidad Rebelde pour lutter pacifiquement contre les cartels et la corruption... On n’a pas fait le tour! achève sa traversée du pays à Puerto Madryn, où Jérèm et Antho vont s’intéresser aux crapauds de Patagonie avec Mariela, une jeune scientifique. Elle en sait long sur ces mignons amphibiens parce qu’elle veut inventer l’antibiotique du futur grâce à eux ! 



Hello, Sri Lanka !
On n’a pas fait le tour! part à la rencontre d’une jeunesse sri-lankaise qui s’active pour faire face au développement de son pays, après des années de guerre civile. Et on dirait bien qu’elle va y trouver sa place ! Jérèm et Antho atterrissent d’abord à Colombo, pour quelques emplettes à The Good Market avec Melani, qui défend une façon plus responsable de consommer. Puis, ils se rendent dans le centre du pays chez EcoMaximus, une fabrique de papier très particulière. Pour finir, direction GonaGala, chez Lilijo, un atelier de création textile qui prête main-forte aux familles victimes du tsunami de 2004 et veut les aider à reconquérir leur autonomie. 


Mais plus que des mots... Cliquez pour découvrir la Bande Annonce !


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Le site sur France 4 où vous pouvez encore, avant ce soir, voir les 3 épisodes diffusés la semaine dernière !



mardi 11 novembre 2014

Quand la Différence nourrit la Détermination

Interpellée récemment sur la toile par la communication autour du magazine «Femmes Ici et Ailleurs» qui proposait d’envoyer gratuitement un exemplaire de leur nouvelle formule (anciennement « Femmes en Résistance »), j'ai donc fait ma demande… J’ai reçu mon exemplaire la semaine dernière et aujourd’hui (jour que j’essaye de « férier » tant bien que mal, puisque nous sommes le 11/11) j’ai pris le temps de parcourir ce nouveau magazine.

J’ai aimé faire connaissance avec ce magazine, imaginer l’énergie qu’il a fallu à cette association lyonnaise pour créer ce média et me dire que j’étais heureuse de constater que bon nombre des articles, mettant en valeur le combat, la détermination ou simplement la vie de certaines femmes, étaient écrits par des hommes ! Youpi !

Je me suis dit aussi que cette association était passée à l’action concrètement… Parce que les manifestations et associations, diverses et variées, qui portent des « valeurs », j’en ai croisé beaucoup et je finis hélas souvent par me dire que cela sert, pour beaucoup, l’égo des initiateurs ou des participants… et je n’ai absolument pas ressenti cela en parcourant les pages :)

Ce que je voulais aussi partager ici, suite, à la lecture de ce magazine, c’est que je suis « tombée en amour », comme le disent nos voisins du Québec, de Laurène Loctin, de son parcours, de sa détermination et de sa force. Grâce au portrait écrit par Pierre-Yves Ginet (photographe également), co-fondateur de ce chouette magazine, nous avons la chance de découvrir une très belle personne !

Laurène est sourde, elle n’a qu’une envie : être journaliste, elle se bat pout y arriver et ce ne sont pas les obstacles qui manquent… Mais elle ne lâche rien... Forcément on est touché par un témoignage de la sorte… Mais ce qui m’a le plus touchée, c’est qu’elle exprime qu’elle « ne veut pas travestir sa sensibilité pour rentrer dans le moule car elle a des valeurs à transmettre ». Elle veut « faire la passerelle et casser les clivages » et rien que pour cela j’adorerais rencontrer Laurène dans la vie !

La bonne nouvelle c’est qu’il est encore possible de découvrir gratuitement ce magazine jusqu’au 30/11, il vous suffit de cliquer ICI et vous aurez ainsi la chance, comme moi, de lire le portrait de Laurène Loctin, que Pierre-Yves Ginet nous présente comme une « Relieuse de mondes ».

En attendant, j’ai trouvé une vidéo, qui date un peu mais qui vous permettra d’apprécier la joie de vivre de Laurène !

Pour vous connecter avec Femmes Ici et Ailleurs :


R… comme Regard (celui des autres)

Je partageais avec vous, ICI, mes convictions sur l’importance d’oser avoir confiance en soi pour libérer tout son potentiel.

Confiance qui, si elle existe, nous libère du besoin de reconnaissance venant d'autrui qui valide que nous sommes une "belle personne".

Mais "autrui" nous sert parfois aussi à nous faire "du mal", à ne pas oser nous révéler…
Si, si, je suis certaine que vous connaissez ce sentiment de jugement que les autres ont sur vous, ce sentiment qui vous dénigre sans cesse à propos de vos capacités, de votre physique et j’en passe ! Alors… Laissez-moi vous conter une petite expérience…

Je m’investie bénévolement dans une association où je donne une fois par semaine un atelier "Comédie musicale" où 7 filles et 1 garçon me font confiance (ou presque) et se laissent guider (ou presque) par mes encouragements afin de laisser sortir leur créativité pour créer des chorégraphies collectives, etc…

Samedi dernier, je leur propose de se lâcher sur Chandelier de Sia (car oui, je sais vivre avec mon temps :))… L'exercice : se mettre par 2, le premier danse en se laissant porter par la musique et l’autre tente d'imiter ses mouvements en toute confiance.
Constat : Plus ces jeunes étaient « âgés » (entendez par là que les plus âgées sont en 3ème) et moins elles osent lâcher prise, elles ne savent pas quoi faire, elles réfléchissent trop à une chorégraphie. Les plus jeunes font une chorégraphie timide ne prenant moins d'1 mettre carré au sol, et les plus jeunes encore virevoltent partout et font des roulades par terre…

C’est alors que je leur demande ce qui les bloquent… « Ben tu vas nous voir - et puis je danse pas bien - je ressemble à un éléphant en tutu - les autres vont se moquer de moi… »

Ok… D’abord un éléphant en tutu c’est super rare. Donc ça a de la valeur !

« - Et si vous étiez seules dans votre chambre ? 
- Ben, on le ferait !
- Ok, alors imaginez que vous êtes seule dans votre chambre alors !
-  Ben on peut pas, t’es là »

Et là je leur ai proposé de se bander les yeux… et d’imaginer qu’elles étaient seules et d'évoluer comme elles le voulaient.

Un résultat impressionnant ! Les yeux bandés elles ont tout osé alors qu’elles risquaient de se percuter, de se cogner dans les murs… elles n’avaient plus peur !


Le résultat de cette "expérience" est claire… Quand on ne craint plus le regard des autres, on est prêt à tout, même quand « l’autre » nous voit et nous regarde même ! J’étais toujours là, mais elles ne voyaient plus mon regard et ne pouvaient plus y projeter ce qu’elles pensaient d’elles-mêmes.
Edifiant, non ?



C comme Confiance

Je me pose une question (enfin pas qu'une seule question, mais une à la fois... enfin j'essaye ;))
Le monde des Bisounours, vous savez celui dont tout le monde rêve en secret tout en clamant bien haut qu’il n’existe pas, est-il un monde où tout le monde s’aime ? (comme le chantait Zazie dans Rue de la Paix) ou bien plutôt un monde où tout le monde se ferait confiance ? Pas forcément un monde où l’on aurait confiance en tout le monde, mais au moins un monde où tout le monde aurait confiance en soi ! Je l'avoue, c'est clairement ce à quoi j'aspire ;)

Si on s’en réfère à la définition du Larousse, on trouve pour Confiance : Assurance, hardiesse, courage qui vient de la conscience qu'on a de sa valeur, de sa chance - Faire face aux difficultés avec confiance.

Conscience que l’on a de sa valeur…
C’est bien là la clé, je crois. Cette clé qui ouvre tous les possibles, cette clé qui nous permet de ne pas nous remettre en question sans cesse, cette clé qui éviterait que l’on ait comme premier réflexe celui de ressentir la culpabilité de ne pas avoir assez bien fait, cette clé qui nous permettrait de croire que nous avons le pouvoir de changer les choses, cette clé qui nous libérerait de ce besoin de reconnaissance qui nous rend si malheureux parfois quand il tarde à venir... des autres !


Aujourd’hui, sur la toile je suis « tombée » sur cet article de Psychologie magazine où l’on nous explique que si nous doutons de notre valeur et de notre potentiel, nous aurons du mal à nous vendre en entreprise… Tout dépendrai de notre enfance, de la façon dont nous avons été aimé, encouragé… ou pas.
Certes, nous sommes aujourd’hui les adultes construits à la suite d’une enfance plus ou moins heureuse, nous avons tous des blessures qui nécessitent plus ou moins le besoin d’être « réparées »… Mais, que ce passerait-il si nous décidions que la vie commence aujourd’hui et que c’est à partir de maintenant que nous posons les bases de notre futur ?

Travailler en équipe et en entreprise n’est pas simple, car, pour beaucoup, nous avons besoin d’avoir confiance en nos collaborateurs, nos clients, nos fournisseurs pour nous sentir à l’aise de travailler en leur compagnie, surtout quand une partie de la réalisation du travail à réaliser dépend des autres…
Mais...
Si notre schéma mental changeait et que nous arrêtions de nous dire, même (et surtout) de façon inconsciente/subliminale : « je ne peux/veux pas travailler avec toi parce que tu n’as pas confiance en moi, ou parce que je n’ai pas confiance en toi »… Et que nous inversions la tendance, en pensant : «quoiqu’il arrive, je sais que j’ai la capacité au plus profond de moi de trouver une solution» et, que tous, nous pourrions dire à l’autre : «je peux travailler avec toi parce que j’ai confiance en moi et que je n’attends rien d’autre de toi que tu reconnaisses aussi ta propre valeur».

Seulement décider d’avoir confiance en soi est un engagement que l’on ne peut prendre qu’avec soi-même… Si l'on n'a pas confiance en soi et même si d'autres vous le disent 15 fois par jour, cela ne changera rien. Rien ne change tant que l’on n’a pas décidé d’y croire, tout(e) seul(e) face à son miroir…

C’est un exercice difficile et quotidien, qu’il faut répéter sans cesse… A ne pas confondre avec le sentiment d’être ultra sûr de soi, au point d’en devenir arrogant et de considérer que tout le monde fait mal sauf vous !
C’est un principe simple en fait…
Si je ne crois pas en l’autre et en ses capacités, c’est que je ne crois pas en moi et en mon potentiel infini ! Oui ! Infini ! J’ose le dire et j’assume !

La position de consultant, que j’ai, est parfois difficile car elle implique d’avoir confiance en soi tout le temps, car si le client perçoit votre doute il s’engouffrera dedans…
Elle est délicate encore parce que si votre mission est de montrer aux autres qu’ils peuvent avoir confiance en eux, il faut qu’ils soient prêts à l’entendre et c’est à vous d’amener la situation qui rendra cette prise de conscience possible... Et ça c'est un vrai défi ;)

Aurais-je décidé de créer mon activité de Conseil en Communication et Créativité si je ne croyais pas en l’Humain et en sa capacité à croire en lui et en l’autre ? Sûrement pas… Cependant chaque jour, je me rappelle que telle est ma conviction pour ne pas être « happée » par le tourbillon du doute et de la peur, celui-là même qui hante beaucoup d’entreprises...

Parce qu’à la base, si on a confiance, la peur disparait et alors... on peut croire dans le fait qu’une issue positive est possible !

Bon, ok, ça parait facile comme ça mais c’est pourtant la vérité ! A l’heure où les ouvrages de psychologie positive inondent les rayons des librairies (même virtuelles), nous pouvons faire un choix : celui de vivre dans un monde humaniste comme nous y encourageait Carl Rogers. Si, si !


Nous sommes responsables de notre potentiel d’évolution et d’épanouissement, tout dépend de chacun de nous… Foi de Bisounours ;)



Illustrations : aludv, fearlessfeminism